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Donation entre époux, testament ou communauté universelle : comment protéger son conjoint ?

Protéger son conjoint en cas de décès est une préoccupation importante pour de nombreux couples mariés. Donation entre époux, testament, changement de régime matrimonial ou encore assurance-vie : plusieurs solutions permettent d’améliorer les droits du conjoint survivant. Le choix dépend toutefois de la situation familiale, du patrimoine du couple et des objectifs de chacun. La donation entre époux pour renforcer les droits du conjoint survivant La donation entre époux, également appelée donation au dernier vivant, permet d’améliorer la protection du conjoint survivant en augmentant les possibilités qui lui sont offertes au moment de la succession. En présence d’enfants, elle peut notamment permettre au conjoint survivant de choisir entre différentes options concernant la part du patrimoine dont il pourra bénéficier, dans les limites prévues par la loi. Cette souplesse permet d’adapter la succession aux besoins du conjoint au moment du décès. Il peut, par exemple, être préférable de conserver l’usufruit de certains biens afin de maintenir son niveau de vie. Autre particularité importante : la donation entre époux reste révocable. Elle peut donc être modifiée ou supprimée au cours de la vie et est notamment révoquée de plein droit en cas de divorce, sauf volonté contraire. Le testament, une solution personnalisable Le testament constitue une autre solution pour organiser sa succession et protéger son conjoint. Chaque époux doit rédiger son propre testament : un testament commun aux deux conjoints n’est pas autorisé. Il est ainsi possible de prévoir les droits accordés au conjoint survivant tout en respectant les droits des héritiers réservataires, notamment ceux des enfants. Le testament peut être rédigé avec l’aide d’un notaire ou être écrit directement par le testateur, sous réserve de respecter les conditions nécessaires à sa validité. Pour renforcer sa sécurité et s’assurer qu’il sera retrouvé lors de la succession, il est recommandé de le confier à un notaire, qui pourra notamment procéder à son inscription au Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV). La communauté universelle pour une protection renforcée Le changement de régime matrimonial peut également permettre de renforcer la protection du conjoint. Avec le régime de la communauté universelle, les époux peuvent mettre en commun une grande partie de leurs biens. Lorsqu’une clause d’attribution intégrale au conjoint survivant est prévue, celui-ci peut recueillir la totalité du patrimoine commun au décès de son époux. Cette solution peut offrir une protection importante au conjoint survivant et simplifier la gestion du patrimoine après un décès. Elle doit néanmoins être étudiée avec attention, notamment lorsqu’il existe des enfants. Les conséquences successorales et fiscales peuvent varier selon la composition de la famille et l’origine des biens. L’assurance-vie, une solution complémentaire L’assurance-vie peut compléter les dispositifs destinés à protéger le conjoint. En désignant son époux ou son épouse comme bénéficiaire du contrat, il est possible de lui transmettre un capital au décès dans un cadre juridique et fiscal spécifique. La rédaction de la clause bénéficiaire doit toutefois être adaptée aux objectifs du couple et à sa situation familiale. L’assurance-vie ne remplace donc pas nécessairement une donation entre époux, un testament ou l’aménagement du régime matrimonial : ces différents outils peuvent être complémentaires. Quelle solution choisir pour protéger son conjoint ? Il n’existe pas de solution unique adaptée à tous les couples. Le choix entre donation entre époux, testament, communauté universelle et assurance-vie dépend notamment du patrimoine détenu, du régime matrimonial, de la présence d’enfants communs ou issus d’une précédente union et des besoins du conjoint survivant. Une solution très protectrice pour le conjoint peut également avoir des conséquences sur les droits des enfants. Il est donc important de rechercher un équilibre entre protection du conjoint et transmission du patrimoine. Le conseil des notaires Anticiper sa succession permet de mieux protéger son conjoint et d’organiser la transmission de son patrimoine conformément à ses souhaits. Avant de mettre en place une donation entre époux, de rédiger un testament ou de changer de régime matrimonial, il est recommandé de faire le point avec un notaire. Celui-ci pourra analyser la situation familiale et patrimoniale du couple et conseiller la solution la plus adaptée. Source : Le Guide – Conseils des notaires, novembre 2025, « Donation entre époux, testament ou communauté universelle ».

Bilan patrimonial : pourquoi et quand le réaliser ?

Immobilier, épargne, placements, retraite, fiscalité ou succession : au fil des années, le patrimoine évolue et les objectifs changent. Réaliser un bilan patrimonial permet de faire le point sur sa situation et d’identifier les solutions les plus adaptées pour préparer l’avenir, protéger ses proches et organiser la transmission de ses biens. Mais en quoi consiste réellement un bilan patrimonial et à quel moment faut-il le réaliser ? Qu’est-ce qu’un bilan patrimonial ? Le bilan patrimonial est une photographie, à un instant donné, de la situation financière, immobilière, familiale et fiscale d’une personne ou d’un foyer. Il consiste à recenser l’ensemble des éléments qui composent le patrimoine : biens immobiliers, comptes bancaires, placements financiers, assurance-vie, épargne retraite, investissements professionnels ou encore biens de valeur. Les crédits et autres dettes sont également pris en compte. Mais réaliser un bilan patrimonial ne consiste pas uniquement à dresser la liste de ses biens. La situation familiale, le régime matrimonial, les revenus, les dépenses et les objectifs personnels doivent également être étudiés afin d’obtenir une vision globale de la situation. Pourquoi réaliser un bilan patrimonial ? Le bilan patrimonial permet d’identifier les points forts et les points faibles de son patrimoine et de vérifier si son organisation correspond toujours à ses projets. Cette analyse peut répondre à plusieurs objectifs : préparer sa retraite, protéger son conjoint, anticiper une succession, organiser la Transmission, diversifier ses placements ou encore mieux maîtriser sa fiscalité. Elle permet également de s’interroger sur la disponibilité de son épargne, la répartition entre patrimoine immobilier et financier ou encore le niveau de risque de ses investissements. Le bilan patrimonial constitue ainsi le point de départ d’une stratégie patrimoniale adaptée à chaque situation. Quand faire un bilan patrimonial ? Il n’est pas nécessaire de disposer d’un patrimoine très important pour réaliser un bilan patrimonial. Un premier bilan peut notamment être pertinent autour de la quarantaine, lorsque les questions liées à la préparation de la retraite et à la transmission commencent à prendre davantage d’importance. Il est ensuite conseillé de mettre régulièrement à jour son bilan patrimonial, par exemple tous les cinq ans, mais également après un changement important dans sa vie personnelle ou professionnelle. Un mariage, une naissance, un divorce, un décès, un héritage, une donation, une acquisition immobilière ou encore une évolution professionnelle peuvent modifier considérablement une situation patrimoniale. Quelles stratégies mettre en place après un bilan patrimonial ? Une fois le bilan réalisé, différentes solutions peuvent être envisagées en fonction des objectifs identifiés. Pour protéger sa famille et préparer la transmission de son patrimoine, il peut par exemple être pertinent d’étudier une donation, la rédaction d’un testament, l’aménagement du régime matrimonial ou certaines dispositions permettant de mieux protéger le conjoint survivant. Sur le plan financier, le bilan peut également conduire à diversifier ses placements, réorganiser certains investissements ou rechercher des solutions davantage adaptées à la préparation de la retraite et au profil de l’investisseur. L’objectif est de construire une stratégie de gestion de patrimoine personnalisée, cohérente avec les besoins actuels et les projets futurs. Pourquoi se faire accompagner par un professionnel ? Il existe aujourd’hui de nombreux outils permettant de réaliser un bilan patrimonial en ligne. Ils peuvent apporter une première vision de la situation, mais ne prennent pas toujours en compte toutes les particularités familiales, juridiques et fiscales. L’accompagnement d’un professionnel permet d’obtenir une analyse plus complète et surtout des conseils adaptés à sa situation personnelle. Le notaire peut notamment intervenir sur les questions liées au patrimoine immobilier, au régime matrimonial, aux donations et aux successions. Lorsque cela est nécessaire, il peut également orienter vers d’autres professionnels disposant de compétences complémentaires. Le conseil des notaires Le bilan patrimonial est un outil essentiel pour organiser, protéger et transmettre son patrimoine. Il ne doit pas être considéré comme une démarche ponctuelle : la situation familiale, professionnelle et financière évolue au fil du temps, tout comme les objectifs patrimoniaux. Faire régulièrement le point permet ainsi d’anticiper les changements, de préparer sa retraite, de protéger ses proches et d’organiser la transmission de ses biens dans les meilleures conditions. Avant de prendre une décision importante concernant son patrimoine, il est recommandé de se faire accompagner afin de définir une stratégie patrimoniale adaptée à sa situation et à ses projets. Source : Le Guide – Conseils des notaires, novembre 2025, « Le bilan patrimonial »

SCI : le bon choix pour investir dans l'immobilier ?

La Société Civile Immobilière (SCI) séduit de plus en plus d'investisseurs et de familles souhaitant gérer ou transmettre un patrimoine immobilier. Si sa création peut sembler complexe au premier abord, elle offre pourtant de nombreux avantages lorsqu'elle est utilisée dans le bon contexte. Alors, la SCI est-elle vraiment le bon choix ? Voici ce qu'il faut retenir. Une solution idéale pour transmettre son patrimoine L'un des principaux atouts de la SCI est de faciliter la transmission d'un patrimoine immobilier. En détenant des parts sociales plutôt qu'un bien en direct, il devient possible de transmettre progressivement son patrimoine à ses enfants tout en profitant des abattements fiscaux prévus pour les donations, renouvelables tous les quinze ans. Cette organisation permet également de conserver le contrôle de la gestion des biens tout en préparant sereinement la succession. Une meilleure gestion des biens immobiliers Contrairement à l'indivision, qui peut rapidement devenir source de conflits, la SCI permet de définir dès sa création des règles de fonctionnement précises dans les statuts. Les pouvoirs du gérant, les modalités de prise de décision ou encore les conditions de vente d'un bien sont clairement établis. Cette souplesse facilite la gestion quotidienne et limite les blocages entre associés. Quel régime fiscal choisir ? La SCI peut être soumise à deux régimes fiscaux. Le régime de l'impôt sur le revenu (IR), appliqué par défaut, consiste à imposer directement chaque associé sur sa part des revenus fonciers. Ce fonctionnement est souvent adapté aux investissements patrimoniaux classiques. Il est également possible d'opter pour l'impôt sur les sociétés (IS). Cette option permet notamment d'amortir les immeubles et de réduire le bénéfice imposable. En revanche, elle peut devenir moins avantageuse lors de la revente du bien, notamment en raison d'une fiscalité plus lourde sur la plus-value. Ce choix étant irrévocable, il mérite une réflexion approfondie. Une structure qui implique des obligations Créer une SCI ne se limite pas à signer des statuts. Les associés doivent également respecter un certain nombre d'obligations administratives, comme la tenue d'une comptabilité, l'organisation d'une assemblée générale annuelle, la rédaction d'un procès-verbal et la gestion d'un compte bancaire dédié à la société. Ces formalités garantissent le bon fonctionnement de la SCI et sa conformité vis-à-vis de l'administration fiscale. Le conseil des notaires La SCI constitue un excellent outil pour les personnes qui souhaitent investir à plusieurs, organiser la transmission de leur patrimoine ou simplifier la gestion de biens immobiliers familiaux. En revanche, elle n'est pas systématiquement la meilleure solution pour tous les projets immobiliers. Avant de créer une SCI, il est recommandé d'étudier son projet avec un professionnel afin de choisir le régime fiscal le plus adapté et de s'assurer que cette structure répond réellement à ses objectifs patrimoniaux. Source : Le Guide – Conseils des notaires, novembre 2025, « SCI, le bon choix ? »